Islande 2013 : Jour 2 – partie 2

Jour 2, partie 2 :  Fimmvörðuháls – Þórsmörk

Le gardien est sympa, c’est un professeur d’école primaire, qui vient faire 10 jours de bénévolat au sein de l’association qui gère ce refuge.

Une fois au chaud, on se fait à manger puis je pique un petit roupillon pour essayer de récupérer un peu de la matinée en vue de la descente qui nous attend. On se prend alors un petit café, et pendant ce temps, le gardien appelle le refuge de Basar pour nous réserver deux places pour la nuit. Une bonne chose de faite, on sait au moins qu’après la grosse soirée de marche qui nous attend, on va pouvoir dormir au chaud. Il nous conseille ensuite une itinéraire qu’on va donc suivre sans trop lui prêter attention. On se ré-équipe et c’est parti ! On quitte le refuge à 18h.

Pendant qu'on mange, une belle petite tempête de neige dehors

Pendant qu’on mange, une belle petite tempête de neige dehors

Voilà ce qui nous attend

Voilà ce qui nous attend

 

On commence donc par un petit tour de 2km dans la neige pour faire le tour de l’ancien cratre de l’Eyjafjallajökull avant de redescendre ensuite dans la vallée. Le warden nous avait conseillé de suivre une paire de trace assez fraiche, c’est donc ce qu’on fait. Ces traces font en effet tout le tour du cratère pour éviter le centre qui semble être un petit lac gelé.

Vu sur le refuge après avoir fait le tour du cratère

Vu sur le refuge après avoir fait le tour du cratère

Les traces sortent de l’ancien cratère et semble ensuite chercher leur chemin vu que plusieurs piquets de marquage sont totalement enfouis sous la neige. Après plusieurs détours durant lesquels ont hésite à suivre ces traces, on fini par rejoindre la trace principale juste avant d’arriver au nouveau cratère de l’Eyjafjallajökull.

De la neige ? non non :)

De la neige ? non non :)

Les laves fumantes du nouveaux cratères sur le nouveau tracé

Les laves fumantes du nouveaux cratères sur le nouveau tracé

On va devoir contourner ces laves

On va devoir contourner ces laves

Enchevêtrement de laves

Enchevêtrement de laves

Le nouveau cratère a bien marqué le paysage de ses nouvelles coulées de laves, toujours fumantes trois ans après l’éruption. Nous sommes d’ailleurs forcé de les contourner vu qu’elles barrent le paysage. Enfin, on est plus à un détour prés. Après la dernière coulée de lave, on tombe sur trois irlandais qui sont en train de monter au refuge. On discute avec eux et on plaisante. Jamais je n’aurais pensé qu’on me demande de l’herbe qui fait rire en pleine neige au col de Fimmvörðuháls, moment épique !

Après cette tranche de rire, on reprend la route. On commence à descendre et on arrive au dessus de Goðaland bouché par les nuages. Arf, moi qui rêvait de voir cet endroit au soleil …

On commence une grande descente enneigée, ça ne manque pas, je me vautre. On descend encore un peu et là, miracle, on passe sous les nuages, et la vue commence à se faire par mal du tout ! Le ciel se découvre et Goðaland nous apparaît dans toute sa splendeur. Plus on descend, plus le temps s’améliore, on finira le trajet sous un grand soleil !

Le soleil fait son apparition sur Goðaland

Le soleil fait son apparition sur Goðaland

Un premier rayon de soleil passe !

Un premier rayon de soleil passe !

Goðaland

Goðaland

Le Mýrdalsjökull nous surplombe sur la droite

Le Mýrdalsjökull nous surplombe sur la droite

Ce temps qui se dégage, c’est bien agréable, mais il ne faut pas trainer, le refuge de Basar est encore loin. Donc on descend, mais je prend quand même le temps de faire des pauses photos, le paysage étant magnifique.

Quand je vous dis que c'est magnifique !

Quand je vous dis que c’est magnifique !

L'Eyjafjallajökull se montre enfin

L’Eyjafjallajökull se montre enfin

Le mont útigönguhöfði nous surveille toute la descente

Le mont útigönguhöfði nous surveille toute la descente

Le soleil gagne son combat au dessus de Þórsmörk

Le soleil gagne son combat au dessus de Þórsmörk

On a beau speeder pas mal, la descente dur assez longtemps. On se fait une pause grignotage sur le plateau de Morinsheiði puis on continue à descendre. Il est tard, on a marché un max, c’est le moment que choisi mon estomac pour me signaler que lui, il a atteint ses limites. Je suis pris de violente crampes d’estomac tout le reste de la descente, ce qui me coupe un peu dans mon admiration du paysage… On finit malgré tout par arriver au niveau des forêts de peupliers nains.

Notre première forêt islandaise de

Notre première forêt islandaise

De là, on continue vers le refuge de Basar. On croise de nouveau la civilisation. De gros 4×4 planqués derrières des arbres et des tentes. Pas de doute, les islandais sont venus camper en nombre ! Au refuge, le temps de trouver la gardienne, on récupère nos 2 lits et on arrive dans le bâtiment.

22h30, arrivée au refuge de Basar

22h30, arrivée au refuge de Basar

On aura mis 4h tout pile pour cette descente, à la minute près. Ce qui nous fait donc sur l’ensemble de la journée, 10h pile poil de marche. Éreintante !

Mes crampes d’estomac se sont accentuées. Pendant que Jérôme prépare le repas, je parle avec 2 couples d’islandais qui ont vécus 7 ans au Luxembourg et connaissent certains de mes clients, ça ne s’invente pas ! Une bonne fin de soirée, surtout qu’ils nous prennent en pitié et nous offrent une bière, ça c’est cool ! En échange on leur offre un verre de pastis, et hop, au dodo !

Trace de la journée

Près de 28 bornes dans cette première journée, dont voici les statistiques et la trace :

  • Longueur de l’itinéraire : 27.88 km
  • Denivelé positif cumulé : 1446 m
  • Denivelé négatif cumulé : 1219 m
  • Altitude maxi : 1051 m
  • Altitude mini : 27 m

Jour 2, première partieSommaire - Jour 3

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