Islande 2013 : Jour 2 – partie 1

Jour 2, partie 1 : Skogar – Fimmvörðuháls

Un peu de pluie cette nuit, rien de bien méchant. Et ce soleil de minuit des plus perturbants !Faire la vidange technique à 3h45 sous le soleil, c’est vraiment bizarre. Ma nuit est sauvée par un deuxième bon sommeil, ouf ! je n’aurais pas besoin de monter le col façon zombi.

Au réveil, soleil, ça fait du bien au moral. Il ne dure pas et on déjeune sous la grisaille, mais voila, on est prêt à partir, il est temps de se lancer.

Skógáfoss d'en haut

Skógáfoss d’en haut

La sauvage Skógá

La sauvage Skógá

On dit au revoir au camping après notre première montée

On dit au revoir au camping après notre première montée

Cette montée va durer 6h à la minute près, et qu’est ce que ce fut dur !

Les trois premières heures furent plutôt sympa. Niveau temps, alternance d’une petite pluie et de soleil. Un paysage dantesque en suivant la Skógá avec ses innombrables cascades et ses canyons impressionnants, un régal pour les yeux. Je vous laisse juger par vous même :

C'est mignon par ici

C’est mignon par ici

Nos premiers et derniers moutons de la journée

Nos premiers et derniers moutons de la journée

Paysages torturés

Paysages torturés

Une belle cascade cachée

Une belle cascade cachée

la Skógá

la Skógá

La Skógá

La Skógá

On a quand même un peu de beau temps

On a quand même un peu de beau temps

Un petit canyon

Un petit canyon

Canyon de la Skógá

Canyon de la Skógá

La Skógá

La Skógá

Nos premières mousses fluos et de l'eau qui sourde du sol

Nos premières mousses fluos et de l’eau qui sourde du sol

Une jolie double cascade sur la Skógá

Une jolie double cascade sur la Skógá

Cascade sur la Skógá

Cascade sur la Skógá

On aperçoit l'Eyjafjallajökull entre 2 vagues de nuages

On aperçoit l’Eyjafjallajökull entre 2 vagues de nuages

Le sol fume avec cette alternance pluie et soleil

Le sol fume avec cette alternance pluie et soleil

Un canyon de la Skógá, avec au fond, la mer

Un canyon de la Skógá, avec au fond, la mer

On arrive ensuite à un pont des plus bizarres, il arrive sur notre rive à 2m de hauteur, il faut donc escalader la pile de pierre pour y accéder. On y rencontre 2 groupes de 2 français qui finissent le trek . Un des deux groupes a apparemment eut un temps pourri du début à la fin, ça promet. Ils nous préviennent qu’on va avoir de la neige au niveau du col. Putain, ils avaient fortement raison. D’ailleurs, pendant qu’on leur parle, on a le droit à une bonne grosse chute de neige pour nous mettre dans l’ambiance.

La partie après le pont est plutôt monotone, on monte un peu, on descend, et donc ça donne l’impression de ne pas avancer. On enchaine ensuite sur une portion un peu plus montante, mais ça devient long. On attaque ensuite 1h de franche monté avec quelques portions de neiges.

Un mort au niveau du pont, ça met dans l'ambiance

Un mort au niveau du pont, ça met dans l’ambiance

La portion après le pont

La portion après le pont

Un regard en arrière, la portion qu'on vient de franchir

Un regard en arrière, la portion qu’on vient de franchir

Et la dernière heure, l’enfer Blanc !On a suivit le chemin officiel qui monte vers le refuge sans passer par l’ancien refuge. On redescend donc en pleine neige au milieu d’un vallon bien enneigé.

La dernière portion : infernale ! En rouge, le refuge

La dernière portion : infernale ! En rouge, le refuge

Après une petite demi heure où nous avons été forcé de redescendre un peu dans la neige, en suivant les traces laissées par les français rencontrés plus tôt. La plupart des piquets qui marquent le chemin sous pris sous la neige. A partir du moment ou on verra le refuge (marqué par un cercle rouge sur la photo ci dessus), on mettra environ 1h30 pour l’atteindre.

Marcher dans la neige est déjà épuisant, mais quand en plus c’est sous un vent glacial qui s’enrichit régulièrement d’une chute de neige, ça en devient d’autant plus rude. Du coup, on avance pas bien vite. C’est une longue remontée blanche. Un pied devant l’autre, en baissant la tête pour se protéger du vent. Toutes les 10 minutes, une averse de neige. Avec ce vent, une question me revient en permanence :

PUTAIN pourquoi a t-il fallu que j’oublie mes gants et mon écharpes ?

A chaque portion rocailleuse, on fait une pause pour reprendre notre souffle. Qu’est ce qu’elle est rude cette dernière partie dans ces conditions climatiques … On fait d’ailleurs une mini pause repas sur une de ces portions de cailloux pour avaler quelques cacahuètes et du saucisson, histoire de reprendre des forces mais surtout un peu de courage et du moral. Il va nous en falloir pour cette dernière portion de montée sans fin. Encore quelques centaines de mètres dans la neige et on atteint la dernière portion, bien raide, de la montée.

A cet endroit je pars devant, j’en ai marre, je veux avancer. Jérôme est crevé, si moi je subit le froid, lui subit plus la neige, il s’enfonce plus, et étant moins grand, est plus géné dans ses déplacements. Et puis il faut dire qu’il a fait le lièvre pour moi sur cette portion neigeuse… Je trace tel une tortue des Galápagos prise dans la neige. 5 pas, une pause. Et ainsi de suite. 10 minutes bien raides, et c’est enfin la délivrance, on est arrivé à Fimmvörðuháls !

A l’intérieur, il fait bien chaud, et c’est tout mignon ! Après une telle ascension, on resterait bien y dormir dans ce petit nid douillé perché entre 2 monstres glaciaires. Seul problème, le refuge est plein pour la soirée. Le gardien du refuge attend un groupe. ARG !

Fin de cette première partie du jour 2.

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